Dernier billet

Casino Tropez

en cours

Dernières brèves

  • 10 millions de francs ils se déchirent en direct à la télé

    Marie-Ange et Philippe étaient RMIstes, ils ont gagné 10 millions de francs. Depuis, ils se déchirent en direct à la télé..

    « Maintenant, on m’arrête dans la rue pour me souhaiter bonne chance. » A Sarreguemines comme à Metz, à Rémelfing comme à Morsbach, on l’aime, Marie-Ange. Elle était une victime. Elle est devenue une vedette. On parle de ses mésaventures avec Philippe, son ex-concubin, dans tous les quotidiens ; on la voit à la télé, accompagnée de son bébé, Wendy ; on l’entend à la radio... La Moselle tout entière s’est mobilisée en faveur de la jeune femme et réclame qu’on lui restitue sa part du « gâteau », la moitié des 10 millions de francs du Loto. Son histoire, c’est un conte de fées à l’heure du chômage et des reality-shows. Elle vivait chez sa maman, à Rémelfing, dans les faubourgs de Sarreguemines. Il était RMIste, un brin voyou, et entrecoupait son chomâge de petits boulots. Marie-Ange Schmidt, 18 ans, et Philippe Alessi, 31 ans, se croisent, en mars 1993, au supermarché Cora. Une rencontre sans suite, pensaient-ils. Deux semaines plus tard, au Jean’s Club, ils dansent un rock, enchaînent sur une série de slows. Marie-Ange est d’abord indifférente : « Je ne le trouvais pas beau. Il était petit... » Coup de foudre à retardement ; elle craque quinze jours plus tard, quitte sa mère en claquant la porte et s’installe chez lui, à Morsbach, village voisin, au coeur du bassin houiller, dans un appartement insalubre, sans eau chaude, mais avec télé. C’est là que, le 29 juin 1994, Philippe et Marie-Ange, qui est enceinte, découvrent sur le télétexte de leur téléviseur qu’ils possèdent les 6 bons numéros du Loto. Le couple, qui vit avec 6 500 francs par mois (RMI, allocation de parent isolé et un tout petit héritage du père de Marie-Ange), lit et relit le chiffre magique : 9 696 975 francs ! Ils resteront toute la nuit les yeux rivés sur l’écran : « On avait peur que les numéros changent brusquement », avoue Marie-Ange. « Dès que j’avais une pièce, je jouais - Millionnaire, Loto ou TacOTac - j’étais sûr qu’un jour je toucherais le pactole, raconte de son côté Philippe. J’avais peur de retomber dans la délinquance, peur d’atterrir dans la rue, comme un SDF. » Les journaux locaux exploitent le conte de fées. Champagne, photos, télés... Marylène Bergman, journaliste à RTL-TV, que rêvait de rencontrer Philippe Alessi, leur remet une copie géante du chèque, le 1er juillet, devant les caméras. Marie-Ange voit la vie en rose : ils se marieront, elle aura sa maison... Philippe, l’ex-délinquant, moustache et oreille percée, réalise aussitôt son rêve d’enfant : il achète une Harley-Davidson, « comme Johnny », et une BMW noire, « pour remplacer ma vieille bagnole ». Le 12 août, Peter Pan s’envole avec la caisse : Philippe plaque Marie-Ange. « J’étais en larmes », se rappelle-t-elle. Et sans un sou de la cagnotte. Le fils de mineur sicilien se l’était attribuée : « C’est moi le gagnant, moi qui ai validé les 26 tickets. Et d’abord je ne m’entendais plus avec elle ; elle me collait... » L’affaire Schmidt-Alessi démarre. Un véritable sac de noeuds ! Marie-Ange décide d’attaquer en justice son concubin, père de l’enfant qu’elle attend ; elle assure avoir payé de sa poche 13 tickets, dont le bulletin aux chiffres jackpot : 3-5-18-19-28-35. Philippe dément - le chèque bancaire ne porte qu’un seul nom, le sien. Me Claude Brock, avocat de Marie-Ange, rétorque en brandissant le chèque géant fabriqué pour les médias et la publicité de La Française des jeux, où sont mentionnés les deux prénoms. Il saisit le tribunal civil, qui ordonne, le 16 août, le blocage de la moitié des gains, en attendant le procès, dont la première audience est prévue pour le 8 novembre. Immédiatement, Philippe Alessi, blessé - « Elle m’a trahi ! » - contre-attaque : son avocat, Me Sylvio Gonella, saisit en référé le tribunal de grande instance de Sarreguemines pour obtenir la mainlevée. « Je ne suis pas conseiller conjugal. C’est un problème juridique : il y a un ticket, un gagnant et un chèque bancaire, qui est bien nominatif », précise le défenseur. Deux prénoms présentés aux médias sur le chèque géant ; un seul nom, celui de Philippe, sur le chèque de la banque... Lequel fait force de loi ? La querelle inquiète les millions de joueurs du Loto, qui s’associent souvent pour leurs mises. « Le matériel publicitaire de La Française des jeux n’a aucune valeur, estime Françoise Sansot, juriste de la fabrique de millionnaires. C’est un support médiatique - un point, c’est tout. » Elle précise : « Le prénom de Marie-Ange a été ajouté à la demande expresse des journalistes. Pour la photo... » André Pauly, directeur du centre départemental de paiement de Moselle, affirme avoir demandé, à deux reprises, à quel nom il devait libeller le chèque - le vrai. Marie-Ange se souvient de s’être disputée avec son compagnon à ce sujet - « tout bas ». Elle aurait accepté que son nom ne soit pas mentionné. « Ce jour-là, il m’avait promis qu’on allait se marier, alors... » Aujourd’hui, Philippe ne dément pas. Restée seule, Marie-Ange accouche, le 26 septembre, de la petite Wendy. Sa mère, agent de service à la mairie, ne cesse de lui reprocher sa bêtise : « Il ne m’a jamais inspiré confiance, avec ses tatouages... » Marie-Ange ne comprend pas pourquoi Philippe, qu’elle dit aimer, l’a quittée : « Je veux qu’il souffre autant que j’ai souffert. » Or elle connaît maintenant « quelqu’un des médias ». Le 4 octobre, elle se rend à RTL-TV. « Philippe, affirme-t-elle, n’a même pas reconnu mon enfant ! » Beau sujet pour relancer la machine médiatique. Après les images du bonheur, celles de la misère retrouvée : « Le gagnant du Loto l’a laissée seule avec son bébé ! » La Moselle pleure... Lui, il se terre. Entre l’ivresse du millionnaire et la médiatisation de sa séparation, il ne sait plus où donner de la tête. Il fuit les journalistes, le public, le monde entier : « Je ne peux pas sortir sans me faire insulter. » Et ne comprend pas pourquoi « ils » se déchaînent sur son cas : « Je ne ?la ? supportais plus. J’étouffais ; elle ne me laissait pas sortir avec mes copains. Mais on aurait pu s’arranger, sans passer par la télé ni par la presse. » Sous l’effet de la colère, il a même refusé sa paternité. « Sans ce tintamarre, j’aurais ouvert un compte bloqué à ma fille. Mais, pour ?elle’’, rien ! Elle est trop dépensière. Et puis, elle a pas besoin de 500 plaques pour élever son bébé ! » Philippe tire néanmoins son chapeau à son adversaire : « Elle sait utiliser comme personne les médias. » Lui, il en est conscient, bafouille devant les caméras ; la presse ne l’aime pas... Alors, il encaisse les injures sans riposter. Une bonne réputation, il n’en a jamais joui. On le disait naguère feignant ; on lui reproche désormais d’être radin... Il n’y a que « Le Républicain lorrain » pour le laisser s’exprimer. Ainsi, Philippe a parlé au journal de sa première fille, née d’une autre mère, âgée de 6 ans, qui, selon lui, n’était pas appréciée par Marie-Ange, ce qui le révoltait. Aujourd’hui, il jure que son ancienne amie a essayé de lui voler l’argent de son compte. Sur ce point, le directeur de la Caisse d’épargne de Metz-Bellecroix reste discret : « Les événements prennent une telle tournure... » Les journaux télévisés de TF1, de France 2, de France 3, dans une belle unanimité, ont relaté l’affaire sans présenter le point de vue de Philippe. Qui n’en a cure : « Je ne vais pas gagner plus d’argent en allant à la télé ! » Pourtant, la semaine dernière, lorsque le magistrat du tribunal de grande instance de Sarreguemines décide de ne pas revenir sur l’ordonnance de saisie, Philippe Alessi panique. Il change d’avocat et accepte, à son tour, d’aller plaider sa cause à la télé. Las de voir son « ex » (« Elle exhibe ma gosse ! ») sur la bande-annonce du « divertissement » de Julien Courbet (« Sans aucun doute », sur TF1), il met son plus beau costume et apparaît sur l’écran, en duplex de Metz, mais au côté de Marie-Ange, qui, elle, est en studio, rapprochée de lui par la magie de la vidéo. Lynchage en direct devant plus de 1,5 million de téléspectateurs. L’animateur s’énerve, lui coupe la parole, cherche à le piéger tout en répétant, gourmand : « Ne soyons pas graveleux. » L’avocate « de secours » de Marie-Ange plaide, devant les caméras : « Vous voyez, vous venez de dire ?ma ? fille ! lui lance-t-elle. Cela vous vaudra une pension alimentaire ! » L’assistance applaudit. Le public a jugé. Le juriste de l’émission n’hésitera pas à tirer la morale cathodique de la fable : « C’est une histoire terrible. J’espère que leur petite fille ne verra jamais ces images »... Celle-ci aura, sans doute, quelques difficultés à leur échapper : Marie-Ange a d’ores et déjà accepté l’invitation de Jacques Pradel pour son émission « Perdu de vue ». On ne sait pas encore si Philippe y participera.

Bienvenue sur Guide du joueur de casino

Guide des joueurs de Casino en ligne , pour tout savoir sur le casino,r jouer en toute sécurité aux jeux de casino en ligne. Des casinos les plus sérieux qui sont la référence du jeu en ligne depuis des années sur internet